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QUÉBEC un Pays rend hommage au
Général Charles
de Gaulle
«Dans l'Histoire du monde,
les plus grandes actions
des plus grands peuples
sont leurs luttes pour la liberté.»
Charles de Gaulle, 1941-07-14
1890-1970
Charles de Gaulle au Château de Versailles
"Le plus illustre des Français"
Général de brigade
au moment de la défaite des
armées françaises en
1940, Charles de Gaulle
(1890-1970) part pour l'Angleterre
d'où il lance, le
18 juin, son fameux appel à
la résistance contre
l'occupation allemande. "Chef des
Français libres",
il organise la participation de
la France à la
victoire et, de 1944 à 1946,
est à la tête du
Gouvernement Provisoire. Il retrouve
le pouvoir le
Ier juin 1958 et fait approuver une
nouvelle
Constitution qui fonde la Vème
République : il en
devient le premier président
jusqu'à sa démission en 1969.
Une certaine idée de la
France
Dans ses Mémoires d'Espoir,
le général de Gaulle
évoque pas moins de quarante
fois le château de
Versailles. Pétri d'Histoire,
il apprécie dans la
monarchie non ses fastes, mais ses
accomplissements. A propos de Versailles,
il
confie à André Malraux
: "Versailles, il fallait le
faire, ne marchandons pas la
grandeur". Homme
d'Etat, il assume tout de la France,
ses rois comme
ses régicides, ses monarchistes
comme ses
révolutionnaires ; par là,
il rejoint l'esprit qui avait
inspiré la création
du musée d'histoire
de France
À Québec, près du monument de Jeanne-D'Arc
Show général
ou le Général sur la scène
Cet homme n'a vraiment peur de rien:
après s'être
attaqué à Jésus,
Jean Valjean, Danton et Robespierre,
Robert Hossein met en scène
Charles de Gaulle, sur des textes
d'Alain Decaux et d'Alain Peyrefitte.
Un exercice osé,
puisque, à l'inverse des
sujets précédents, certains spectateurs auront
connu personnellement la vedette
du show.... et seront
en première ligne pour juger
de sa pertinence.
Au premier rang de ces spectateurs
privilégiés
figure évidemment le président
de la République Jacques Chirac
Au balcon de l'Hôtel de
Ville de Montréal en 1967
Vive le Québec
Libre !
De Gaulle parmi nous
Le Devoir
(éditorial de
Jean-Marc Léger, 24 juillet 1967):
De Gaulle parmi nous
Des grands acteurs du drame mondial d'il y a ving-cinq ans, de Gaulle est le seul à jouer encore un rôle de premier plan dans les affaires internationales. Parmi les dirigeants actuels des grandes puissances, il est le seul à avoir une égale audience en Occident et à l'Est comme dans l'immense tiers-monde. L'ancien président Kennedy disait, au retour de Paris: "J'ai vu un monument qui s'appelle Charles de Gaulle". On ne pouvait mieux décrire le rôle et la place du chef de l'État français, mieux rappeller qu'il appartient à l'Histoire et au présent, ensemble à la France et au monde. (...)
Mais le protocole veut qu'un chef d'état arrive par la capitale. Or, au Canada, la capitale c'est Ottawa, choix effectué par la reine Victoria elle-même, bien qu'elle n'avait jamais mis les pieds au Canada (seul, le Prince de Galles avait effectué la grande traversée, quelques années auparavant, pour venir inaugurer le Pont Victoria, alors qualifié de huitième merveille du monde).
Mais arriver par Ottawa, ce serait passer par dessus le Québec qui lui, avait invité le Général.Restait donc la voie des mers.
On pensait originalement prendre l'avion vers Saint-Pierre et Miquelon, où le Général aurait alors embarqué pour Québec. Mais comme aucun appareil pouvant y atterir ne pouvait voler d'une traite de Paris, cela contraignait le Président à être accueuilli à l'escale obligatoire de Gander, à Terre-Neuve...
Cela ne pouvait aller. C'est donc pour ça que le Général s'est embarqué dans son « Colombey flottant » et a affronté, cinq jours durant, l'Atlantique nord. Le vaisseau, fort balloté, arriva à Saint-Pierre et Miquelon un peu froissé par sa traversée au cours de laquelle Tante Yvonne a fort étonné l'équipage par son pied marin...
– On va m'entendre là-bas, ça va faire des vagues. Je compte frapper un grand coup. Ça bardera. Mais il le faut. C'est la dernière occasion de réparer la lâcheté de la France.
Les deux hommes d'état montent dans la limousine décapotable, conduite par un irlandais « sans aucune goutte de sang français dans les veines », mais parlant tout de même le français... La voiture arpentera les 270 kilomètres séparant Québec de Montréal, sur le Chemin-du-Roy.Bien évidemment, les scribouilleurs et grenouilleurs parisiens se gaussent du nom de cette route, en omettant bien évidemment de noter qu'elle fut tracée par le Grand Voyer de France, et nommée ainsi dans l'espoir, un jour, que le Roy lui-même le parcourusse.
Le trajet est jalonné de fleurs-de-lys peintes à même le pavé. Mais notre chauffeur irlandais n'a pas à loucher sur la route pour connaître son chemin, car le chemin est bordé de populace, qui est accourue de dizaines de kilomètres à la ronde, pour ovationner le Libérateur de la France.
Maintenant, allons faire un tour du côté de chez les hystériques, et notamment au rayon désinformation...Toronto Telegram:
"Un nouveau rideau de fer, atlantique cette-fois", sur cinq colonnes...Puis, un peu plus loin...
..."Les rêves de gloire pour la France du président De Gaulle ne s'étendent sûrement pas jusqu'à offrir un statut colonial au sein de l'empire français rétréci"...
Jamais le Général n'a proposé de faire du Québec une colonie française...
The Gazette (Montréal):
"Le président Charles de Gaulle, en ce qu'il a dit et fait sur le sol canadien, pourrait bien avoir commis l'une des plus sérieuses gaffes politiques de sa longue carrière".Toronto Star:
"Nous devons assumer qu'il a délibérément insulté et choqué le Canada... Si le peuple du Québec veulent leur libération du reste du Canada, comme De Gaulle semble arrogamment assumer, ils peuvent avoir cela aussi"...
C'est exactement ce pourquoi la majorité des Québécois Français ont voté pour, 28 ans plus tard...The Fredericton Gleaner:
"De Gaulle vient de montrer qu'il mérite sa réputation de fauteur de trouble... Il a délibérément mis le feu aux poudres et fortifié le mouvement independantiste".The Calgary Herald:
..."Il a ouvertement encouragé la subversion par les pires éléments au Québec. Il a activement encouragé un comportement destiné à endommager, sinon détruire, l'existence même du Canada en tant que nation unique".
Ici, l'on voit bien la volonté d'intégrer, d'assimiler de force les Québécois à la seule nation anglaise qui domine le Canada.
Évidemment, avec toute ces railleries, quand on a d'abord combattu l'occupant nazi, puis ensuite, anéanti les visées hégémoniques anglo-saxonnes sur la France (on se souviendra que Roosevelt avait juré d'anéantir la capacité industrielle de la France et projetait de l'occuper comme il a occupé l'Allemagne), on se sent un peu come une baleine qui reçoit un pet de bactérie...Quelques mois plus tard, vers la fin de l'année, le plus illustre des français enfonça un peu plus le clou, lors de sa conférence de presse, à l'Élysée:
– ... Les français, après avoir découvert, peuplé, administré le Canada pendant deux siècles et demi, ont cru devoir quitter la place. Les soixante mille individus qui sont restés n'ont reçu de la France que d'infimes éléments nouveaux, tandis d'affluaient des millions et des millions de britanniques, sans compter les nouveaux arrivants slaves, médittéranéens, scandinaves, juifs, asiatiques que le gouvernement canadien d'Ottawa déterminait à s'angliciser.
Les britanniques ont en outre déployé de grands efforts de contrainte ou de séduction pour amener les français canadiens à renoncer à eux-mêmes.
...
Toutefois, par un miracle de vitalité, d'énergie et de fidélité, une nation française, morceau de notre peuple, a continué à se manifester au Canada. Elle prétend être reconnue et traitée comme telle. Les soixante mille individus sont devenus six millions et restent plus français que jamais, comme en témoigne leur devise: "Je me souviens".
Ayant su préserver leur langue, leurs traditions, leur religion, leur solidarité françaises, les Français canadiens délaissent maintenant leur stratégie défensive passive et aspirent comme tout autre peuple à devenir maîtres de leur destin.
Mais les anglo-saxons et le gouvernement fédéral, dont l'action inévitablement partiale ont réussi à s'approprier l'économie et à placer les français dans une position inférieure qui ne cesse de l'aggraver et qui met de plus en plus en danger leur langue, leur substance, leur caractère.
Engagé dans ce mouvement d'affranchissement, le peuple français d'outre-atlantique s'est naturellement tourné vers la France en qui il voit la mère patrie, non plus seulement comme un souvenir très cher, mais comme la nation dont le sang, le coeur et l'esprit sont les leurs. Eux-mêmes pourraient apporter un appui considérable à la France.
L'issue de leur combat pour la survie de la langue française au Canada pèsera lourd dnas la lutte qui est menée pour elle, d'un bout à l'autre du monde.
Voilà pourquoi le gouvernement français a reçu les premiers ministres Lesage et Johnson avec une grande joie et un grand intérêt. Voilà pourquoi il a signé avec eux les premiers accords d'action commune. Mais ces retrouvailles devaient être constatées et célébrées solennellement sur place.
[d'où l'invitation qui me fut faite. Ma présence] au Québec a soulevé une vague immense de foi et d'espérances françaises. Des millions d'hommes, de femmes, d'enfants se sont rassemblés pour crier avec passion "Vive la France!". Ils arboraient des centaines et des centaines de milliers de drapeaux tricolores et des drapeaux du Québec, à l'exclusion de tout autres emblêmes.
[j'ai soulevé trois évidences:] – Vous êtes des français;
– en cette qualité, il vous faut être maîtres de vous-mêmes, et,
– l'essor moderne du Québec, vous voulez qu'il soit le vôtre.
À Montréal, deuxième ville française du monde, le déferlement de passion libératrice était tel que la France avait le devoir sacré d'y répondre sans ambages et solennellement.
...
[Le Canada doit changer; un tel changement est] le prélude à l'avènement du Québec au rang d'un état souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d'autres peuples qui ne sont pourtant pas si viables ni même si peuplés que ne serait celui-là.
...
Allons, allons, pour eux aussi, ils faut que la France soit la France!
Croix de Lorraine
Le site de la fondation de Gaulle
Charles de Gaulle
L'Homme
(biographie, écrits,
iconographie, fiches thématiques)
Les lieux de
mémoire
(organismes, musées,
lieux de souvenirs, lieux de résidences)
Le général de Gaulle
et Winston Churchill
à Paris lors de la cérémonie
du 11 novembre 1944.
LA Ve REPUBLIQUE
(1958-1995)
De de Gaulle
à Chirac
ARNAUD TEYSSIER
« De Gaulle-Churchill
»
mémoires de guerre
de Patrick Jeudy
Premières impressions: Churchill
a vu en de Gaulle
« le Connétable de
France », le Général voit en Churchill un
« lutteur, bien assis à
sa place de guide et de chef ».
A Londres, le général
expose ses intentions à Winston Churchill
et écrit: « naufragé
de la désolation sur les rivages de l’Angleterre,
qu’aurais-je pu faire sans son concours?
»
Le Président
de Gaulle à Saint-Pierre et Miquelon. 1967
Charles de Gaulle
Le général de Gaulle
est un de ces rares
personnages qui a laissé une
empreinte
indélébile sur l'histoire.
Le 17 juin
le Maréchal Philippe Pétain
annonce la
fin des combats.
Le 22 juin
le chancelier du Reich,
Adolf Hitler
sort triomphant d'un wagon dans la
clairière
de Rethondes.
L'armistice
est signé, la France humiliée.
C'est alors
que Charles de Gaulle regagne Londres
et lance
l'appel du 18 juin. Voix solitaire sur
les ondes
de la BBC, il saura rallier autour de lui
les partisans
d'une autre France, une France
combattante,
et démocrate.
L'allocution
du général de Gaulle
à
l'Hôtel de Ville le soir du 25 août 1944
Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions
l'émotion qui nous
étreint tous, hommes et femmes,
qui sommes ici, chez nous, dans
Paris debout pour se libérer
et qui a su le faire de ses mains. Non !
Nous ne dissimulerons pas cette émotion
profonde et sacrée. Il y a là
des minutes qui dépassent
chacune de nos pauvres vies.
Chronologie de la Libération
17 août 1944 -Pierre Laval
préside le dernier conseil
des ministres
Le maréchal
Pétain est << invité >> par les
Allemands à partir pour l'est
Le 18 août 1944 : Le
maréchal
Pétain
quitte Vichy
à destination de l'Est
sous escorte allemande.
Dimanche 20 : Le général
de Gaulle,
débarque à Cherbourg
et
voit près du Mans le général
Eisenhower
6h15 - Occupation de l'Hôtel de Ville
Document secret
du gouvernement canadien.
Directives pour
une invasion des îles
Saint-Pierre
et Miquelon. [Image, 32k]
Télégramme
de l'amiral Muselier à l'Amirauté britannique.
24-XII-1941
J'ai l'honneur de vous informer
qu'en exécution
de l'ordre reçu tout récemment
du général de Gaulle
et à la demande des habitants,
je me suis
rendu ce matin à l'île Saint-Pierre et ai rallié la
population à la France Libre
et à la cause alliée.
Réception enthousiaste.
Télégramme
de l'amiral Muselier au Général de Gaulle.
24-XII-1941
Miquelon a effectué un
ralliement unanime.
Un plébiscite aura lieu demain
à Saint-Pierre.
J'ai placé sous surveillance
l'administrateur dont l'attitude
était hostile. J'ai nommé l'enseigne de vaisseau
de 1ere classe Savary commisaire
de la France Libre
à Saint Pierre et Miquelon.
[...] Des
hydravions américains nous ont survolés cet après midi.
Télégramme
du Général de Gaulle. à l'amiral Muselier.
25-XII-1941
Veuillez dire à la population
des îles Saint-Pierre et Miquelon,
si chères et si fidèles
à la France, toute la joie
que la nation ressent à les
voir libérées.
Saint-Pierre et Miquelon reprennent vaillament avec nous
et avec nos braves alliés
le combat pour la libération
de la Patrie et pour la liberté
du monde.[...] Vive la France!
21
avril 1960. - 1 photographie
Photographie
du général Charles de Gaulle descendant
les
marches extérieures de l'hôtel de ville de Montréal
suivi
du maire Sarto Fournier et de leurs épouses.
Charles de Gaulle, 1890-1970
Annotations de Yvon Allard,
Patrick Coppens
Donald Larochelle, Pierre
Vézina et Jeanne Ward
Le porte-avions Charles-de-Gaulle est le douzième porte-aéronefs construit par la France, mais le premier bâtiment de surface à propulsion nucléaire, il est aujourd'hui le fer de lance de la Force d'Action Navale. Equipé de Rafale, des avions de combat polyvalents, et des avions de guet Hawkeye, il est à même d'intervenir dans des situations de crise majeure avec des capacités offensives de projection de puissance inégalées jusque là.
Alain
Peyrefitte
De
Gaulle et le Québec,
Stanké,
Préface
de Lucien Bouchard.
Postface
de Louise Beaudoin,
Montréal,
2000, 184 pages.
par
Gilles Rhéaume
«Un jour ou l'autre,
le Québec sera libre»
Alain Peyrefitte.
C'était de Gaulle,
Fayard-Fallois, Paris
2000, 680 pages
"Nous n'irons pas fêter à
Montréal, en 1967 le
centenaire de la Confédération
canadienne comme le
voudraient les Anglais du Canada
et les fédéraux, mais deux
cents ans de fidélité
des Canadiens français à la France."
Charles
De Gaulle
De
Gaulle pensait-il à la souveraineté-association?
Par
Michel Dolbec
Presse
Canadienne
PARIS
transmis
par Pascal Roseau sur AGQ 6238
"Le seul avenir possible pour le
Québec,
c'est de devenir souverain.
Ca finira comme ça un jour
ou l'autre",
Visite du général
de Gaulle
Des paroles de vérité,
un message d'espoir
JEAN-MARC LÉGER
(...)
Aristocrate de la pensée, de Gaulle est par sa générosité naturelle et son sens profond de l'histoire, porté vers le peuple, où il a constamment trouvé, d'ailleurs, son réel appui, alors qu'il a toujours trouvé sur sa route les institutions établies, les hommes en place, les notables de tout acabit. Ici, plus qu'ailleurs, dans cette terre fécondée par le génie français, dans ce peuple issu de France, il était combien naturel et combien nécessaire qu'il engageât le dialogue avec le peuple et qu'il apportât un message d'espoir.On ne saurait sans commettre une grave erreur ou manifester une profonde ignorance jauger de Gaulle à l'aune commune. On ne saurait, d'autre part, estimer que le chef de l'Etat français d'aujourd'hui, dans le Québec comme il est, vit et sent aujourd'hui, doive ici agir en chef d'Etat étranger, surtout lorsque le visiteur se nomme Charles de Gaulle. Entre la France et le Québec, dans le passé déjà mais désormais combien plus, les relations sont d'un ordre irréductible à celles qui se pratiquent couramment entre Etats étrangers, fussent-ils de vieux amis et de grands alliés. Et la notion grandissante de communauté francophone va ajouter en quelque sorte la dimension d'une seconde patrie à la mesure de la francophonie, pour tous les peuples de langue française.
Compte tenu de tout cela, compte tenu aussi du caractère triomphal de la visite que depuis dimanche matin de Gaulle poursuivait au Québec, il n'y a point lieu assurément de se scandaliser du «Québec libre» lancé du balcon de l'hôtel de ville de Montréal. Cela surgissait tout naturellement et, dans ce contexte, il devient fort difficile d'y vouloir déceler une quelconque ingérence dans les affaires intérieures du Canada.
[...]Il est tout de même étonnant qu'un seul salut au «Québec libre» répande à ce point la panique ou la fureur dans certains milieux, ou faut-il y voir un aveu. On admirera qu'après des siècles, le vieux mot de liberté retrouve, en certains lieux et à certaines heures, un tel pouvoir et qu'il marque encore un tel clivage: côté rue, lundi soir, c'était l'explosion d'enthousiasme; côté notables, sur la terrasse de l'hôtel de ville, c'étaient le malaise, l'irritation, l'inquiétude. Pour de Gaulle, c'est là une situation familière. Lorsqu'il a engagé la «folle entreprise» de la France libre, comme lorsqu'il a fait la décolonisation prompte et massive de l'ex-empire français, comme lorsqu'il a décidé de reconnaître l'indépendance de l'Algérie, il s'est toujours, pour son honneur, heurté aux notables du moment et aux gens en place.
Qu'a dit de Gaulle depuis son arrivée au Québec, sinon des vérités d'évidence en même temps que des paroles de confiance et d'affection? D'étape en étape, il a rappelé essentiellement les conditions que doit remplir tout peuple aujourd'hui pour rester dans la course et être digne de vivre. Il a, d'autre part, marqué la nécessité d'une très étroite coopération entre la France et le Québec, en insistant qu'elle ne doit pas s'entendre à sens unique. Il a, enfin, constaté que dans le monde entier aujourd'hui, chaque nation, grande ou petite, entend être maîtresse de son destin et se réaliser par elle-même, qu'au reste cela est dans l'ordre des choses, est nécessaire. Qu'y a-t-il de faux ou de contestable et par quel dérèglement de l'esprit veut-on y voir une manifestation d'ingérence dans les affaires intérieures?
C'est le «Québec libre» essentiellement qu'on a voulu retenir des nombreux discours de De Gaulle, et sans doute, à partir de cela, on voudra reléguer dans l'ombre tout le reste pour pouvoir mieux contester les relations France-Québec et la coopération franco-québécoise.
Car celle-ci, on le sait assez, agace prodigieusement les cercles fédéraux, comme les irrite la moindre prétention du Québec à avoir une certaine présence internationale. Torpiller la première et empêcher la seconde sont parmi les objectifs majeurs du régime; on peut estimer qu'ils vont s'y employer davantage encore, au lendemain de la visite du chef de l'Etat français. Car les relations du Québec avec la France ne seront désormais que «plus lourdes de dangers».
Jeanne d'Arc, héroine française (1412-1431
Monument de Jeanne-d'Arc à Québec
La Boutique des Pages de Paris
Les grands documents
des Archives nationales
manuscrits, autographes,
1940-1969
Elle présente
une sélection d'une
trentaine de
documents originaux.
Pour le trentième
anniversaire de la mort de Charles De Gaulle
Association
Demain de Gaulle
C'était mon ancienne adresse alors que je
travaillais
à la Polyvalente de Charny devenu la Polyvalente Les Etchemin
J'avais adressé une lettre de félicitations
au Général Charles de Gaulle
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