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On a besoin d'un brassage
fondamental
de nos idées acquises
Le Québec ne se reconnaît plus dans ses Chefs, dans ses représentants politiques, dans ses médias, dans ses journalistes, dans ses infirmières, dans ses éducateurs, dans ses chercheurs, dans ses "penseurs".
par Robert Bertrand
2001/03/31
J'ai l'impression que notre société québécoise a évolué plus vite que bon nombre de nos administrateurs. Je vous offre cette réflexion, en vrac, pour fins de discussions.Il m'apparaît qu'on a besoin d'un brassage fondamental de nos idées acquises actuellement. S'il y avait eu une course à la chefferie du PQ il y aurait eu une partie de ce nécessaire brassage. C'est ce que le Québec avait et aurait besoin. Les gens sont éparpillés. Ils veulent parler, ils veulent dire des choses. Ils se sentent impliqués dans les conséquences des décisions des autres mais non dans les décisions ou les cheminements à prendre. Le monde est en ébullition et il faut réviser nos conceptions toutes faites. Il n'y a pas un canal ou un vaisseau ou une démarche possible pour canaliser les forces. Rien ne leur apparaît comme étant disponible pour répondre à leurs besoins actuels.
C'est comme s'il fallait que chacun des Partis se re-définissent, se re-construisent, se ré-orientent. Le Québec ne se reconnaît plus dans ses Chefs, dans ses représentants politiques, dans ses médias, dans ses journalistes, dans ses infirmières, dans ses éducateurs, dans ses chercheurs, dans ses "penseurs".
Si c'est vraiment le cas que notre société est bien instruite, comme on se vante qu'elle est, -- une des plus instruites du continent -- alors que nos partis ont été créés avec des programmes conçues par une société moins "connaissantes", moins instruites, alors, je pense qu'il serait un peu là, le problème.
Chacun des partis a peur de se remettre en question à l'ère du 21è siècle. Non seulement les partis politiques, mais également, plusieurs éléments organisés de notre propre société.
Je sais que si l'un des Partis faisait cet effort de se re-définir dans le cadre de vie actuelle, de nouvelles facettes de nos politiques tomberaient en déchéance. C'est toute notre société qui en serait grande bénéficiaire.
Comment concevoir ce brassage d'idées neuves qui nous est nécessaire. Qui en prendrait l'initiative ? Est-il trop tard avant une élection ?
On a connu des courses à la chefferie qui ont amené des nouveaux chefs au Pouvoir. Ça remonte à la période des Trudeau. Pas beaucoup d'exemples... Quelqu'un peut nous suggérer d'autres exemples ?
Nos "penseurs", intellectuels, à cette période, étaient des "penseurs" non rattachés à des partis politiques ou à des carrières maintenant payées par nos Gouvernements surtout le Gouvernement du Pays qui nous est étranger. On a même plus ses penseurs "libres" comme on en avait. Ils sont "payés" pour défendre des points de vue. Ce sont des "penseurs" des "intellectuels" de carrière mandatés par un parti, une organisation, une structure déterminée. Pas beaucoup sont "libres".
Serait-ce faisable, par le Parti Québécois, la mise en question de tout son programme, de tous ses plans, de toute sa stratégie ? J'ai l'impression que je suis plus ou moins en train de proposer une "constituante"... mais je ne voudrais pas d'une structure aussi complexe.
On laisse de côté sans même le présenter un rapport Corbo qu'on a payé un million de dollars pour mettre à jour ce qui était supposé être bien important. On n'en fait même pas une présentation. C'est débile. Quelqu'un n'assume vraiment pas ses responsabilités normales.
Vivre "encarcané" avec un programme dépassé... est-il vraiment là le problème ?
Si les membres du Parti Québécois réclamaient un congrès spécial pour se remettre sur les rails, en obligeant la supposé élite à se définir, à se démarquer, à proposer et défendre un programme, un parti supposément démocratique à quelque chose de sans pareil, est-ce que ce parti politique pourrait commander un tel congrès ?
Les membres sont ils assez conscients que c'est ce que le Québec actuel a besoin ?
Pourquoi se définir après les élections plutôt qu'avant ?
Avant les élections, ce serait une dynamique telle que toute la société serait obligée à s'auto-évaluer, à s'auto-ré-organiser, à s'auto-assumer.
Notre société québécoise mérite-t-elle un tel processus ? Nos "décideurs politiques" sont-ils capables de dépasser le concept de "carriériste" ?
On va où, comme société, comment, pourquoi, avec qui ? On emprunte quelle direction ?
Qu'en pensez-vous ?
Robert Bertrand
http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/
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